Bonjour Dakar : « Air Sénégal : La satisfaction de Philippe Bohn »

jérôme maillet

La compagnie aérienne Air Sénégal dirigée par Philippe Bohn et Jérôme Maillet a moins d’un an d’activité. Mais, déjà, la direction est très satisfaite du chemin parcouru. Philippe Bohn et ses collaborateurs ont fait face à la presse, ce jeudi, pour livrer quelques détails.

C’est un Philippe Bohn presque aux anges qui a fait face à la presse, ce jeudi, au nouveau siège d’Air Sénégal, pour faire le bilan à mi-parcours de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise.

Entouré de ses collaborateurs Jérôme Maillet, Directeur de la stratégie et de l’investissement, et d’Eric Iba Guèye, Directeur réseau et expérience client, M. Bohn, le directeur général d’Air Sénégal Sa, n’a pas caché sa satisfaction. ‘’Il y a 10 mois, on n’avait pas d’avion. Aujourd’hui, c’est mission accomplie pour nous. On peut être fier d’avoir monté une compagnie aérienne nationale aussi rapidement.

C’est une première. Nous sommes vus sur la scène internationale comme une success story’’, jubile-t-il. Une réussite qu’il met sous le compte du président Macky Sall qui, selon lui, leur a apporté un soutien quasi quotidien. La raison de la satisfaction est à chercher dans les chiffres. Créée en 2016, la compagnie a démarré son premier vol commercial le 14 mai 2018.

Aujourd’hui, elle dispose de 5 avions en opération : 2 Atr, 2 A319 et un Airbus A330néo, considéré comme le bijou de la flotte. Cet avion, réceptionné il y a à peine un mois, est d’ailleurs la plus grande source de satisfaction, puisque, insiste-t-on, Air Sénégal est la seule à l’avoir dans la sous-région ouest-africaine. A ce jour, la compagnie dessert 11 destinations dont 10 dans le continent et le 11e à Paris.

Dans quelques mois, il est attendu un autre A319, ce qui portera la flotte à 6 appareils. Et d’ici septembre, la direction prévoit de s’attaquer à de nouvelles destinations. Celles qui sont à l’étude actuellement sont New York, Dubaï, Sao Paulo au Brésil, Casablanca ou Milan. ‘’Pour une fois, félicitons-nous de ce parcours’’, exulte Philippe Bohn.

Pour sa première année, affirme M. Maillet, la compagnie devrait faire 55 milliards de chiffres d’affaires. ‘’Comme toute entreprise qui débute, nous sommes déficitaires. Il faut attendre 5 ans pour atteindre l’équilibre’’, admet-il. Cependant, ajoute-t-il, il y a déjà un gain de 15 % par rapport à ce qui était prévu dans le business plan. Si l’on en croit Eric Iba Guèye, la ligne Paris – Dakar, ouverte le 1er février, connait un coefficient de remplissage de 79 %. Des vols régionaux comme Praia et Abidjan affichent 65 % de remplissage.

Critiqué sur le choix du A330neo considéré par certains comme un luxe, Philippe Bohn déclare que cet investissement répond à la philosophie de la compagnie : ‘’Acquisition d’un actif de qualité sur une ligne rentable.’’ ‘’La compagnie n’a pas de couleur politique’’ Seulement, cet avion a connu un retard dans la livraison. Et la direction avait loué un autre pour assurer la desserte en attendant l’arrivée de l’A330neo.

Même si aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre, d’aucuns avaient estimé que c’est un gouffre financier. Pour Philippe Bohn, il n’y a rien d’anormal. Le retard dans la livraison est une réalité dans le monde de l’aviation. Il faut s’adapter. ‘’On a l’obligation d’assurer notre contrat de transport ; on ne peut pas décaler les vols, prendre en otage les passagers’’, insiste Jérôme Maillet. Et dans ce cas, la solution est presque la même pour toutes les compagnies : louer un appareil.

Lire la suite de l’article.

You Might Also Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *